Retweet : Trop de fonctionnaires, trop d’élus : la grande gabegie française

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Retweet : Trop de fonctionnaires, trop d’élus : la grande gabegie française

(Article LePointfr – Publié le 18/01/2014)

La France bat des records en matière de lourdeur administrative : 36 680 communes, plus de 600 000 élus, 5,5 millions de fonctionnaires.

Pour la partie « trop d’élus », avez-vous déjà assisté à un conseil municipal, le mien à 29 élus dont 1 maire et 8 adjoints. Ces 9 édiles touchent des indemnités en plus de leurs revenus : retraite ou salaire. Les autres font leur part du travail (sans jugement de valeur, ni de qualité) sans être indemnisés.

Quand le maire parle peu de conseillers de sa majorité prennent la parole, idem pour chaque groupe d’opposition.

De là à imaginer que la fameuse représentation citoyenne serait toute aussi ‘assurée’ avec 4 ou 5 fois moins d’élus, n’est pas compliqué à concevoir. Cela ne changerait vraiment pas grand chose.

Pour ce qui est du travail de ces conseillers, il faut le répartir en 2 catégories : d’un côté ce qui est issu d’un choix politique, d’un projet, d’une stratégie et de l’autre ce qui est du ressort de entretient et du fonctionnement.

Pour ce dernier point il suffit de définir un montant en % du budget des Recettes d’impôts locaux et des subventions à ne pas dépasser. Dans ce montant il faut prévoir le fonctionnement annuel et le fonctionnement pluriannuel (exemple l’entretient des routes ou des bâtiments) qui nécessite chaque année un provision à utiliser le moment venu.

Pour ce qui est de la stratégie, de la politique et des projets, il suffit que le maire, via son comité d’habitants (voir le projet soumis au Maire) et/ou ses comités de quartiers adresse des demandes d’études, d’analyses, de solutions, de propositions, etc … sous forme de saisines. Le travail réalisé par les habitants est bénévole, c’est leur contribution : au lieu de financer le travail des élus et autres agents administratifs par leurs impôts, ils donneraient du temps (et des idées assurément plus intéressantes et plus riches que ce que peuvent proposer 29 élus). Sans supprimer les impôts locaux, ont pourrait ainsi mieux partager leurs utilisations tout en essayant de les contenir – un minimum – et surtout en essayant de les réduire. Au 31/12/2012 les Impôts Locaux étaient pour notre commune de 4.580KEuros pour 4.785 KEuros de Charges de Personnel et 1.760 KEuros d’Achats et Charges externes (Voir : analyse financière de notre commune 18207 sur 2012).

Ce mode de fonctionnement (calqué sur des métriques telles que celles en vigueur au USA, en Allemagne ou en Suède par exemple) est de mesure à réduire le nombre d’élus au niveau territorial (commune et département) mais aussi national (députés et sénateurs).

Une fonction publique qui ne peut ‘dépenser’ pour le compte des citoyens qu’une partie des recettes (fonctionnement et investissement) aurait des effets vertueux en diminuant fortement l’endettement (le poids de la dette et des intérêts) dans les finances publiques.

Pour le nombre de ‘fonctionnaires’, leur réduction naturelle (jusqu’à un certain seuil, par les départs en retraite) associée dès maintenant à la mutualisation des services comme cela ce pratique dans le privé (outsourcing de gestion, de l’informatique, des services, etc…), mise en commun de moyens techniques et humains, et une meilleure gestion des tâches associée à une souplesse des affectations à celles-ci dégagerait une meilleure performance.

Voilà … donc quelques pistes soumisses à votre réflexion.


Par Pierre Beylau

Mieux vaut tard que jamais : François Hollande vient de découvrir le « mille-feuille » administratif et politique français. Celui-ci coûte une fortune au contribuable et enserre le pays dans un carcan bureaucratique paralysant. La France régresse sur le plan économique, mais peut, en revanche, s’enorgueillir d’un certain nombre de records. Plus de 36 000 communes, soit trois fois plus qu’en Allemagne, qui compte davantage d’habitants que l’Hexagone, et quatre fois plus qu’en Italie. À peu près partout en Europe, le nombre de municipalités a été drastiquement réduit. Sauf chez nous.

Sur le plan des élus, même singularité : la France compte 577 députés et 348 sénateurs. Les malheureux États-Unis n’ont, au niveau fédéral, que 435 représentants (l’équivalent de nos députés) et 100 sénateurs (2 par État) pour plus de 300 millions d’habitants. Soit un parlementaire fédéral pour 600 000 habitants. En France, nous avons l’indicible chance d’élire un parlementaire pour 70 000 habitants. Au Bundesrat allemand, la chambre haute du Parlement (l’équivalent de notre Sénat), il n’existe que 69 votes qui peuvent être exercés par les titulaires ou les suppléants. Ceux-ci sont désignés au sein des gouvernements des Länder. Ce n’est donc pas une charge exclusive, contrairement à nos 348 sénateurs…

L’explosion des fonctionnaires territoriaux

Continuons notre petit inventaire à la Prévert. Les contribuables de notre beau pays ont le privilège de payer 5,5 millions de fonctionnaires au sens large. Soit 90 agents publics pour 1 000 habitants. En Allemagne, le ratio est de 50 pour 1 000. Les Allemands sont-ils pour autant sous-administrés, leur éducation ou leur justice moins efficaces ? Les villes d’outre-Rhin sont-elles moins sûres que les nôtres ? Les Suédois ont réduit de 38 % en une dizaine années le nombre de leurs agents publics. La Suède est-elle devenue une jungle anarchique ?

En France, selon un slogan qui a fait florès jadis, nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des idées. Celle par exemple d’accroître le nombre de fonctionnaires territoriaux de 800 000 personnes en quinze ans. Et de laisser les collectivités locales dépenser sans compter. Résultat de cette magnifique gestion : la dette de ces collectivités locales s’élève aujourd’hui à 173 milliards, soit 10 % de la dette nationale. Alors, François Hollande a évidemment raison de vouloir s’attaquer au fameux « mille-feuille ». Reste à savoir s’il aura le courage et les moyens de réellement trancher dans le vif. L’avenir le dira.


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