Post : La Santé nous est « Cher » mais manque d’attractivité

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Post : Le Cher en manque d’attractivité médicale

Dans un article du mois de Juin 2014, il était relevé que notre département le Cher entrait dans le groupe des départements en situation de désert médical avec une grosse diminution de -9,7% du nombre de médecins généralistes (MG).
(Lire l’article de MedScape en cliquant ici).

Hier le Berry.fr publiait un article intitulé « Quel avenir pour la médecine dans le Cher ? » où il était précisé que notre département affichait cette réalité alarmante «En terme de démographie médicale, le département du Cher est classé 94e sur 95… ».

Ce week-end, nous avons appris qu’un médecin de Charost partirait en retraite à la fin de l’année, alors qu’à Saint-Florent-sur-Cher nous allons à très court terme avoir 2 autres médecins généralistes sur le départ.

La promesse de campagne sur l’arrivée éminente d’un médecin dans notre ville est périmé. Le médecin ne viendra pas !

Enfin, phénomène nouveau : de plus en plus d’étudiants français suivent leur 1er et 2e cycle à l’étranger, pour terminer leur 3e cycle en France. Des filières francophones et anglophones en Roumanie, mais aussi en Croatie et en Espagne, sont créées, pour accueillir ce flux d’étudiants. En Roumanie, cette filière universitaire devrait accueillir quelque 4000 étudiants chaque année. « En un an, le nombre d’étudiants qui partent étudier à l’étranger a augmenté de 27% ». Vont-il revenir exercer dans nos campagnes ?

Certains Conseil Départementaux à l’image du Lot-et-Garonne ont mise en place de grands projets pour renforcer l’attractivité de leur territoire.
Lire le plan d’action de ce Conseil Départemental.

Notre Région n’est pas non plus en reste avec au niveau de l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Centre un programme nommé le ‘‘Pacte Territoire-Santé’’, articulé autour de 3 objectifs et 12 engagements, qui a pour ambition de répondre au défi de l’évolution de la démographie des professionnels de santé dans les territoires actuellement en difficultés et vise notamment à faire de la santé de proximité le pivot de l’organisation du système de santé. Retrouver les éléments de ce programme en cliquant ici.

Dans notre département et plus particulièrement à Saint-Florent-sur-Cher, faisons nous le maximum pour faire venir des médecins généralistes ?


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    Une nouvelle fois, la clinique des Grainetières a recruté des médecins étrangers. Extrêmement compétents, ils amènent avec eux des technologies inédites à Saint-Amand, comme dans le Cher.

    Fabio d’Angelo, Elodia Oltra, Mercedes Nadal, Victor Martinez sont les nouveaux médecins qui officient depuis quelques mois à la clinique des Grainetières de Saint-Amand. Espagnols ou italiens, ils sont orthopédiste, anesthésiste, cardiologue ou urologue. Pour faire face à la pénurie de candidatures des médecins français, le groupe
    Vitalia à qui appartient la clinique, a décidé une nouvelle fois, de se tourner vers des médecins étrangers.

    « Ce n’est pas en désespoir de cause qu’on a recruté des médecins étrangers, prévient Richard Benhaim, directeur de la politique médicale de Vitalia. C’est plutôt une chance pour Saint-Amand qu’ils aient accepté de venir travailler chez nous. Car ils amènent avec eux une grande technicité. »

    Pour recruter ces praticiens de haut vol, la clinique a multiplié les investissements (laser, équipements de cardiologue…), «sinon ils ne seraient pas venus », poursuit Sabine Grisel, directrice de la clinique.

    Les contacts entre les praticiens espagnols et le groupe ont été facilités par Rafael Gonzalez, un anesthésiste espagnol qui s’est installé à Saint-Amand il y a quatre ans. « En Espagne, c’était le début de la crise. C’était la première fois qu’on diminuait notre salaire. Ma femme faisait 400 km par jour pour travailler. Un jour, elle m’a dit : « On part, on change de vie ». On avait déjà des enfants. Vitalia nous a donné toutes les facilités pour nous installer. Jamais je n’aurais eu ça en Espagne. Quand j’ai vu qu’ici on travaillait beaucoup, et on gagnait bien sa vie, j’en ai parlé autour de moi. »

    Pourquoi recruter en Espagne plutôt qu’ailleurs en Europe ? «Parce que les médecins espagnols ont d’excellentes formations, comme les médecins français. Ce qui n’est pas le cas en Allemagne », explique Richard Benhaim.

    Urologue de 41 ans, Victor Martinez est arrivé à Saint-Amand mi-juillet. Poussé dehors par la crise. « Ici, j’ai trouvé une clinique qui technologiquement, me permet de pratiquer les mêmes opérations qu’à Madrid. » C’est-à-dire des traitements au laser de la prostate et des calculs rénaux. Une technologie qui n’existe pas ailleurs dans le département. « Le second point pour lequel j’ai quitté mon pays, c’est ma famille. J’ai deux petits enfants, bientôt trois. Nous voulons donner à nos enfants une meilleure vie et une deuxième langue. »

    Même analyse pour la cardiologue Mercedes Nadal, 36 ans, à Saint-Amand depuis le 1er septembre. « La crise en Espagne nous a obligés à envisager de nous expatrier. Ici, j’ai le matériel adéquat. Je vais pouvoir travailler sans limitation des techniques. En Espagne, depuis la crise, les blocs opératoires étaient fermés l’après-midi. Et les patients devaient attendre plusieurs années pour être opérés. On ne peut pas être médecin dans ces conditions. » À Saint-Amand, Mercedes Nadal apporte, elle
    aussi, des pratiques qui n’existaient pas avant (l’échographie de stress, l’echo trans’sophagienne…) et aussi la pause de pacemaker, qui était peu usitée. « J’ai aussi des enfants, ajoute la cardiologue. Je voulais qu’ils aient une meilleure qualité de vie, moins de stress et une deuxième langue. »

    Fabio d’Angelo est quant à lui italien, mais a pratiqué son métier d’orthopédiste cinq ans en Espagne. « J’ai travaillé à Tenerife et à San Sebastian. » Il sera le seul dans le Cher à pratiquer des traitements percutanés de l’avant pied, soit de la chirurgie sans cicatrice et en ambulatoire. Également inédite dans le département, son arthroscopie de la hanche.