Actualité : Consultation Médiation Numérique dans les territoires

Consultation Mediation Numerique

L’objet de cette consultation est de promouvoir des lieux de médiation numérique dans les territoires.

Quels constats ont amené aujourd’hui le Gouvernement à lancer cette consultation et dans quel esprit.

 

Petit retour en arrière … 2013

En Octobre 2013, le Conseil National du Numérique a remis un rapport à la ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Économie numérique.

Ce rapport a bousculé certaines de nos certitudes, héritées de près de deux décennies de politiques publiques de lutte contre la «fracture numérique». Ils nous ont confortés dans notre objectif principal : refuser l’accroissement des inégalités, construire de nouvelles solidarités, aspirer à une société authentiquement inclusive. Un objectif qui peut paraître en décalage avec l’esprit du temps alors que les inégalités de niveau de vie et de patrimoine ne cessent de s’accroitre dans notre pays comme ailleurs et que règne chez de nombreuses élites une forme de fatalisme, dont on constate les ravages politiques.

Un objectif pourtant très réaliste dès qu’on se penche sur la myriade d’initiatives de solidarité citoyennes qui aujourd’hui encore fleurissent dans tous les territoires français.

Ce document est avant tout un cadre de pensée pour l’action.

Nous devons d’abord nous affranchir du concept de fracture numérique. Il pousse à croire que le problème serait résolu dès lors que des mesures, forcément temporaires, parviendraient à faire « rentrer dans le numérique ceux qui en sont exclus ».

Quand plus de 80% d’une population est équipée et connectée ; quand tous les jours surgissent de nouvelles générations d’outils qui appellent autant d’apprentissages ; quand nos manières de travailler, d’étudier, de nous relier, de nous déplacer, de créer, de partager se transforment à l’aide et du fait du numérique, cette vision binaire du dedans et du dehors ne tient plus.

Nous sommes entrés dans une phase permanente d’apprentissage collectif et de remise en cause personnelle.

Extrait du Rapport du Conseil National du Numérique 2013-2014

De très nombreuses expériences et actions …

mobilisent le numérique pour reconquérir l’estime de soi, sortir de l’exclusion, retrouver des sociabilités, stimuler des comportements créatifs, inventer des actions solidaires et des reconfigurations démocratiques, outiller des projets personnels ou collectifs, recréer de la proximité et du lien humain sur les territoires …

ces projets portés par des collectivités, des associations et parfois des entreprises …

réinventent des formes collectives, contributives, et se révèlent les moteurs de ce que pourrait être une démocratie réellement inclusive …

une multitude d’initiatives citoyennes fourmillent dans les territoires … drainant une force d’innovation et de transformation sociale et culturelle sans équivalent, que ce soit autour d’enjeux de vie locale, d’environnement, de culture, de lien social …

des fertilisations croisées, aussi bien en termes de méthodes que de projets, restent encore largement à développer. Il y a là une formidable opportunité : celle de faire se rejoindre les formes collaboratives issues du numérique et les actions de capacitation (gain en autonomie, émancipation…) sur le terrain, pour changer d’échelle et s’adresser à tous. 

 

Sept bonnes raisons pour changer d’ambition :

1. Parce qu’on ne peut plus penser la relation numérique/société de la même manière qu’il y a 10 ans alors qu’aujourd’hui 80% d’une population utilise un ordinateur et Internet au quotidien.

2. Parce que si le numérique était naturellement vertueux en termes de réduction d’inégalités sociales, nous aurions déjà pu l’observer.
Or la période d’introduction massive des technologies de l’information et de la communication dans les sociétés occidentales correspond à une période d’accroissement des inégalités sociales et économiques.

3. Parce que la diffusion rapide des équipements mobiles, l’expansion des réseaux sociaux, l’informatisation de la plupart des métiers et la progression continue des services en ligne administratifs et marchands font de l’usage du numérique non plus une option mais de plus en plus, de facto , une exigence.
Toute la population française est concernée. L’effort d’adaptation auquel elle a consenti et consent chaque jour est considérable. Mais c’est un effort que tous ne réussissent pas à porter.

4. Parce que cet effort n’est pas transitoire.
Les technologies numériques évoluent en permanence et appelleront un effort d’apprentissage récurrent pour chacun, tout au long de sa vie.

5. Parce que la question de l’accès, y compris au haut débit, est une question qui devient résiduelle :
La fracture territoriale s’estompe et la course en avant au débit supérieur ne peut plus servir d’alibi pour « réinventer en permanence la fracture territoriale », absorbant l’énergie des élus dans la lutte pour les réseaux au lieu de la consacrer à une véritable ambition d’inclusion.

 6. Parce que nous sommes face à « une cible mouvante » :
nous ne pouvons plus nous contenter de catégoriser les « exclus du numérique » en fonction de critères simples que seraient l’âge, le lieu de résidence (les milieux ruraux) ou la catégorie sociale.

7. Parce que le mythe des « digital natives » tombe.
Alors qu’il justifie toutes les politiques attentistes : il suffit de laisser les jeunes déjà formés au numérique arriver sur le marché du travail et d’attendre la transition démographique.

 

Conclusion du Rapport du Conseil National du Numérique

Le Conseil national du numérique a exprimé sa volonté de lancer une concertation large sur les questions de libertés et de transformations économiques à l’heure du numérique lors de son avis sur les libertés numériques. Depuis, le gouvernement a annoncé l’élaboration d’un projet de loi numérique, comportant deux volets, un sur la confiance, un sur l’innovation.

Une fois la saisine et le périmètre de sa mission officialisés, le Conseil envisage de prendre part à cette concertation en :

  • Mobilisant l’écosystème autour de la transformation numérique, afin d’englober les enjeux économiques et clarifier les grands principes directeurs de la société à l’heure du numérique;
  • Donnant une résonance internationale à l’initiative française à l’heure où l’Union européenne reformule ses règles relatives à la protection des données personnelles, doit apporter des choix cruciaux pour la soutenabilité de l’économie numérique (neutralité du net, neutralité des plateformes) et négocie un traité transatlantique sur le commerce et l’investissement;
  • Affirmant une démarche participative, en mettant en pratique les préceptes défendus en impliquant la société civile tout au long du processus.

 

Les Recommandations

1)   Faire de l’accès à internet et ses ressources essentielles un droit effectif

2)   Faire de la littératie pour tous, le socle d’une société inclusive

3)   S’appuyer sur le numérique pour renforcer le «pouvoir d’agir» de tous les citoyens

4)   Réinventer les médiations à l’ère numérique

5)   L’emploi numérique : ouvrir la porte aux 900 000 Jeunes à la dérive

6)   Aider les décideurs à embrasser les enjeux sociaux et politiques du numérique

7)   Disposer d’indicateurs adaptés à l’état actuel des sociétés numériques et aux nouveaux objectifs d’e‐Inclusion

 

Et maintenant !

Depuis plusieurs mois, Axelle LEMAIRE la Secrétaire d’État  chargée du Numérique a mis en œuvre un programme d’études de terrain sur l’impact du numérique en France et la capacité de notre pays à relever le défi des technologies du numérique.

Il ressort de ces études des éléments encourageants (synthétisés notamment dans le rapport du Conseil National du Numérique « Citoyens d’une société numérique, Accès, Littératie, Médiations, Pouvoir d’agir : pour une nouvelle politique d’inclusion », d’octobre 2013) :

  • que les usages du numérique, leur émergence, leurs appropriations, leur dissémination, leurs évolutions et leur capacité à inclure constituent un véritable vecteur de la croissance ;
  • que la multiplication des lieux d’échanges, de formation, et de fabrication constitue autant d’opportunités d’innover.

La Secrétaire d’État chargée du Numérique entend relever le défi de cette « mise en capacité » collective par le numérique, en proposant aux acteurs de la médiation numérique, dans les territoires, un cadre d’action qui permette de mieux les identifier et d’amplifier la visibilité et l’impact de leurs initiatives.

Elle souhaite encourager le développement et la réussite des projets qui, par les transformations individuelles et/ou collectives qu’ils amènent, sont facteurs de progrès sociaux, économiques et culturels.

C’est pourquoi, le Secrétariat d’État chargé du Numérique propose, via la présente consultation, l’élaboration collaborative des caractéristiques d’un label de qualité et d’un ensemble d’outils associés, ouverts et évolutifs, en vue de promouvoir l’acquisition des usages et le développement d’initiatives individuelles et collectives liées au numérique.

L’objectif sera de mettre en valeur les actions innovantes et coopératives, qu’elles soient menées à l’échelle d’une commune, d’un département, d’une région, ou même à l’échelle nationale, quelle que soit la nature des acteurs qui les portent.

Son enjeu est d’organiser « une nouvelle proximité », basée sur le maillage d’espaces partagés, multifonctionnels, flexibles, disposants d’une capacité d’animation et de mutualisation et répondant à trois grandes catégories de besoins des Français : l’accès aux services essentiels, l’apprentissage, et la création et le développement de projets individuels ou collectifs.

Pour la Secrétaire d’État chargée du Numérique, la création de ce label devra résulter d’une élaboration partagée avec tous les acteurs, porteurs de projets et d’initiatives sur les territoires, et notamment les collectivités locales et les associations, dans le cadre d’une concertation publique qui recueille l’avis du plus large éventail de parties.

Cette consultation contribuera, par les échanges qu’elle ne manquera pas de susciter, à mobiliser et rapprocher acteurs et territoires pour articuler compétences et moyens afin de stimuler, impulser, consolider, connecter…

C’est dans cet esprit qu’il vous est proposé de participer à cette consultation.

 

La Consultation Médiation Numérique

Pour chaque élément le participant peut :

– Voter : D’accord
– Voter : À revoir
– Laisser un Commentaire
– Proposer des Valeurs de référence
– Associer des Fichiers
– Proposer des Actions associées

Liste des Enjeux et des Actions

  • L’ACCUEIL ET L’ACCOMPAGNEMENT PUBLIC
    Il s’agit pour les lieux de médiation numérique d’assurer une fonction d’accueil public, d’offrir un accès à l’Internet et de proposer un accompagnement humain averti et qualifié pour permettre aux citoyens de s’approprier les technologies numériques.
  • LE SOUTIEN AUX POPULATIONS FRAGILISÉES
    Il s’agit pour les lieux de médiation numérique d’assurer une formation aux usages du numérique, au bénéfice des populations exclues, de leur redonner de la confiance en elles, nécessaire pour retrouver le chemin d’une participation sociale, culturelle, économique et citoyenne.
  • LE SOUTIEN DU DÉVELOPPEMENT LOCAL
    Il s’agit de participer, dans ces lieux à la réalisation de projets collaboratifs qui soutiennent le développement local par la valorisation du patrimoine naturel, culturel et historique, en offrant aux habitants la possibilité de s’approprier son quartier, de s’interroger sur son histoire, de partager son cadre de vie.
  • UN FONCTIONNEMENT DE TYPE « DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE »
    Il s’agit de développer, dans ces lieux une participation citoyenne à la vie démocratique, aux initiatives collectives locales de construction de la « Cité », et aux débats publics, ainsi que de faire participer le collectif comme partie prenante de la Gouvernance.
  • UN ACCÈS AUX SERVICES PUBLICS ESSENTIELS
    Il s’agit de développer, dans ces lieux une activité qui favorise l’accès aux services publics essentiels que permet le numérique (l’e-Administration, l’e-Impôt, …).
  • UN PRINCIPE DE RENCONTRE ENTRE LES DIVERSITÉS ET DE FERTILISATIONS CROISÉES
    Il s’agit de favoriser, dans ces lieux, la rencontre entre les diversités de compétences, d’âges, de cultures, de savoirs théoriques et pratiques favorisant les transferts de connaissances ainsi que privilégier les mécanismes de partage et de diffusion des savoirs.
  • UN ENVIRONNEMENT ERGONOMIQUE ET ACCESSIBLE
    Il s’agit de proposer, dans ces lieux, de travailler avec des interfaces ergonomiques, faciles d’utilisation pour des usagers non-spécialistes. Il s’agit aussi tout particulièrement de la prise en compte des publics en situation de handicap (physique, mental, …).
  • LA FORMATION DES ANIMATEURS EN MATIÈRE D’ACCOMPAGNEMENT
    Assurer une sensibilisation et une formation aux usages à toutes les personnes (professionnels, bénévoles, aidants, etc…) qui interviennent dans la formation des usagers des lieux de médiation numérique.
  • LE RAPPROCHEMENT DES ACTEURS DU NUMÉRIQUE ET DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE AFIN DE FAVORISER L’ÉMERGENCE DU LIBRE, DU SOCIAL, DU SOLIDAIRE
    Rapprocher les acteurs du numérique et de l’ESS afin de favoriser l’émergence du libre, du social, du solidaire sans perdre de vue la notion « économique »
  • UN LIEN ENTRE LE NUMÉRIQUE ET L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE
    Rapprocher ces acteurs afin de favoriser l’émergence du libre, du social, du solidaire sans perdre la notion économique de vue.
  • DES ACTIONS DE SENSIBILISATION, D’ACCULTURATION, D’ACCOMPAGNEMENT DU DÉVELOPPEMENT DES TPE/PME, EN LIEN AVEC LE THD (Très Haut Débit)
    La mise en place de réseau d’EPN (Espace Public Numérique) et de ZNM (Zone Numérique Multiservices) nécessitent de former les citoyens (habitants, salariés, managers locaux, élus, chef d’entreprise) au numérique afin qu’ils s’approprient les nouveaux usages et favorisent le développement des nouvelles technologies au sein de leur environnement.
  • ORGANISER DES FORMATIONS DÉDIE A LA FINANCE D’ENTREPRISE ET AUX MARCHES FINANCIERS : BOURSE FINANCE INSTITUT
    Participer à des actions de formation dédiés à la finance d’entreprise et aux marchés financiers.
    Valoriser et démocratiser l’image de la bourse et des marchés financiers.
    Rapprocher le monde universitaire des particuliers.
    Informer les épargnants sur les moyens d’accès à leurs formations et leurs cultures financières.

 

Liste des Outils Associés

  • UN ANNUAIRE GÉNÉRIQUE ET GÉOLOCALISE ASSOCIE AU LABEL
    Un dispositif d’annuaire générique et géolocalisé des lieux de médiation numérique sera articulé avec les annuaires existants (NetPublic, FabLabs, espaces de coworking, missions locales, maisons de service public ..). Un moteur de recherche permettra à l’aide de mots-clés dans un formulaire de recherche, d’identifier les EPN, par type d’activités et d’ateliers réalisés, par localisation territoriale, par typologie de publics accueillis, par conditions d’accessibilité physique et d’obtenir des résultats cartographiques, avec indication des horaires d’ouverture, d’adresse postale et de courriel ainsi qu’avec la mention de la personne responsable à contacter et de ses coordonnées téléphoniques.
  • UN ANNUAIRE DES EXPERTS SUSCEPTIBLES D’OFFRIR DES SERVICES AUX STRUCTURES DE MÉDIATION NUMÉRIQUE
    Un annuaire des experts du numérique permettra d’identifier les intervenants bénévoles et les professionnels spécialisés dans les différents domaines et mobilisables par les réseaux et les acteurs de la médiation numérique intéressés ponctuellement par une intervention ponctuelle sur un sujet numérique.
  • UN DISPOSITIF DE NÉGOCIATION ET DE RÉDACTION D’ACCORDS DE COOPÉRATION ENTRE LES ACTEURS DE L’UTILITÉ SOCIALE ET DU SECTEUR MARCHAND
    Ces accords transparents, non-exclusifs, viseront, dans le cadre d’une obligation de moyen, à organiser des actions d’intérêt général qui favorisent le développement et la promotion des espaces de médiation numérique. Liant l’Etat ou des collectivités territoriale à des entreprises, ces accords pourront intervenir dans tous les domaines de nature à favoriser l’innovation sociale et numérique, prendre la forme de mutualisations de moyens, d’organisation d’appels à projets, de concours, d’offres avantageuses d’accès à des offres de services ou de produits, d’apports en compétences en mécénat de compétences, de libération de droits d’auteurs adaptés aux besoins de la médiation numérique.
  • UNE PLATEFORME DÉDIÉE A LA PROMOTION DU LABEL
    Un portail Internet constituera la colonne vertébrale des actions développées, dans le cadre du label. Il pourra, notamment, intégrer le dispositif de labellisation (plateforme de consultation proprement dite, règlement du label, téléchargement de la signalétique…), un annuaire générique géolocalisé des lieux de médiation numérique dans les territoires, la liste des aides et moyens mis à disposition des titulaires du label, la présentation d’expériences et de bonnes pratiques sous forme de reportages documentaires, de toutes natures.
  • UN FONDS DE « SOLIDARITÉS NUMÉRIQUES » POUR LE SOUTIEN DES STRUCTURES LABELLISÉES
    Ce fonds financier pourra notamment être constitué de contributions financières de type (Public, Privé, Populations). En effet, au-delà d’un financement par l’État, dans le cadre du FSE (Fonds de Solidarité Européen), par exemple ou de collectivités territoriales, dans le contexte du FEDER (Fonds européen de développement économique et régional), de celui d’entreprises volontaires (sur base de leurs politiques de RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) ou de contributions de dotations spécifiques, liées, par exemple, à l’obligation d’emploi de personnes en situation de handicap (cf Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées – AGEFIPH), ce fonds de « Solidarités numériques » pourra également bénéficier de levées de financements participatifs par la foule (« crowdfunding »). Dans le contexte de la création du nouveau label, ce fonds sera dédié à la construction des mesures et avantages liés au label ainsi qu’au financement, dans le cadre d’appel à projets thématiques d’actions structurantes de territoires portés par les lieux de médiation numériques désignés par le nouveau label.
  • UN DISPOSITIF DE « FINANCEMENT PARTICIPATIF » PAR LA FOULE
    Il s’agit de mettre en place, dans le cadre d’accords de coopération, avec des structures, de type Ulule ou KissKissBankBank, des dispositifs de levée de fonds participatifs par la foule (« crowdfunding ») pour des projets d’intérêt général portés par les acteurs de la médiation numérique dans les territoires.
  • UN ESPACE DÉDIE A L’UTILISATION DES MONNAIES NUMÉRIQUES, ALTERNATIVES, SOCIALES ET ÉCOCITOYENNES
    Dans la mesure où ces dispositifs de monnaies alternatives seraient conforme à la réglementation monétaire (à étudier), mise en place de solutions dédiées à l’utilisation de monnaies complémentaires de nouvelle génération (dématérialisées) facilitant les échanges de produits et services entre les acteurs et usagers de la médiation numérique, dans les territoires. Un travail de collaboration pourrait être mené, en ce sens, avec des acteurs concernés en France.
  • UNE ACTION DE SENSIBILISATION AUX ENJEUX ET RISQUES DE L’INTERNET
    Il s’agit, avec les équipes du programme «Internet sans crainte», programme national de sensibilisation aux enjeux et aux risques de l’Internet de mettre à la disposition des lieux de médiation numériques, le dispositif existant de sensibilisation en ligne aux usages responsables de l’Internet.
  • LA RÉALISATION D’UNE CHARTE D’ÉTHIQUE ET DE CIVILITÉ AU SERVICE DE LA CRÉATION NUMÉRIQUE
    La réalisation d’une telle charte, au service de la création responsable, permettrait, notamment, d’attirer l’attention des acteurs sur les risques inhérents au non-respect des règles liées à la protection des créations littéraires, artistiques et industrielles, des règles liées à la protection de la vie privée et des données à caractère personnel, de la responsabilité éditoriale et des mineurs.
  • UN ESPACE DÉDIE AU PARTAGE DE CONTENUS « OUVERTS » EN LIGNE
    Pour mutualiser les contenus élaborés, dans le cadre des réseaux de la médiation numérique, il est envisagé la mise en place d’un portail en ligne de partage de contenus « ouverts » (plans, écrits, photographies, vidéos, sons, méthodologies…) fondé sur le principe du partage, gratuité et de l’interopérabilité. Ce portail permettra aux différents ateliers, établissements ou organisations, ainsi qu’au grand public, de consulter et d’utiliser une base de données d’œuvres numériques sur des thèmes très variés avec la possibilité de les télécharger en fonction des droits du ou des auteurs. Il permettra de normaliser les échanges et l’usage de ressources ou œuvres numériques en protégeant à la fois les auteurs et les usagers. Le remplissage de formulaires dynamiques par les déposants de contenus et les utilisateurs, précisant les droits et les domaines d’utilisation concédés, pourront aboutir à l’édition automatique de contrats d’autorisation spécifiques pour chaque usage envisagé.
  • DES RESSOURCES ECO-RESPONSABLES AVEC LE RÉSEAU ORDI 2.0
    Le dispositif Ordi 2.0, la filière nationale de collecte, rénovation et de redistribution d’équipement informatique au bénéfice des personnes en difficultés économiques et sanitaires pourra être mis à la disposition des espaces de médiation numérique, dans les territoires. Par ailleurs, le réseau des ateliers de fabrication numérique (FabLabs) et les reconditionneurs Ordi 2.0, pourraient se rapprocher pour étudier et identifier, dans les territoires, les gisements de matières susceptibles d’être réutilisées, dans le cadre des activités des Fablabs, notamment, à l’occasion de l’utilisation des technologies d’imprimante 3D (feuillards en cuivre ou en aluminium, matières plastiques, …).
  • LA RÉALISATION D’UNE BASE DE DONNÉES D’« OPEN API » ALIMENTÉE PAR LE RÉSEAU DU LABEL DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE
    Chaque application ou service numérique, mis en œuvre dans le cadre du secteur de la médiation numérique, pourrait être l’occasion de mettre à disposition du réseau labellisé une API (Application Programming Interface) ouverte et propice à l’innovation et à la capitalisation. C’est ainsi que l’émergence de services nouveaux permettra constamment d’imaginer la création et la mise en place de nouveaux services.
  • MISE A DISPOSITION DU PORTAIL PROXIMA MOBILE AU SERVICE DU LABEL
    Au sein de la plateforme générale associée au label, un accès à un espace spécifique du portail Proxima Mobile pourra présenter une sélection des applications et services d’intérêt général sur terminal mobile (smartphones, tablettes tactiles, objets connectés) issus des réalisations développées dans le cadre des activités organisées par les structures bénéficiaires du label de la médiation numérique.
  • DES RENDEZ-VOUS D’INFORMATION PERIODIQUE SUR LES CHAINES DE TÉLÉVISION LOCALE ET INTERNET SUR L’ACTUALITÉ DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE DANS LES TERRITOIRES
    Il s’agit d’étudier la mise en place, avec des chaîne de télévision locales ou des Web TV, la possibilité de mettre en place un dispositif de production qui aboutisse à des rendez-vous d’information périodiques, sous forme de courts documentaires audiovisuels, diffusés sur les chaînes de télévision locales et sur Internet rendant compte de l’activité et du déploiement des réseaux de la médiation numérique dans les territoires. Ce dispositif permettrait d’informer sur les dernières innovations et méthodes numériques disponibles et d’améliorer la diffusion des solutions numériques de proximité (produits et services).
  • DES AGRÉMENTS FORMATION PROFESSIONNELLE, CULTURE, ÉDUCATION NATIONALE ASSOCIES AU LABEL
  • UN DISPOSITIF MOBILE ET AUTONOME DE PARTAGE DE FICHIERS : BIBLIOBOX
    La BiblioBox est un dispositif de téléchargement d’œuvres numériques. Elle permet de faire la promotion d’oeuvres du domaine public ou publiées sous licences libres type Creative Commons. De plus en plus de bibliothèques et de médiathèques mettent en place des BiblioBox pour proposer des ressources numériques aux usagers. Ce type de dispositif permet ou s’inscrit dans des processus de médiation numérique et permettent d’aborder différentes notions comme la propriété intellectuelle, le téléchargement illégal…
  • DES EXPÉRIMENTATIONS DE CONCERTATION IMPLIQUANT LES MÉDIATEURS NUMÉRIQUES COMME PASSEURS DE LA DÉMOCRATIE LOCALE
    En partenariat avec DEBATLAB, association soutenue par le Ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, organiser des expérimentations de concertation impliquant les médiateurs numériques comme passeurs de la démocratie locale.
  • CRÉATION D’UN OBSERVATOIRE CITOYEN D’ÉVALUATION DE LA MÉDIATION NUMÉRIQUE
    Les usagers évaluent directement le service qui leur est rendu par le médiateur via une application d’expression citoyenne anonyme. Une analyse automatique est renvoyée à chaque équipe de médiation et la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI) peut réaliser un baromètre des usages de la médiation numérique pour orienter les priorités.
  • DES CLASSES A HORAIRES AMÉNAGES POUR LE NUMÉRIQUES (CHAN)
    Pensé comme un service et non comme un lieu, ce dispositif pourrait s’intégrer au sein des lieux de médiation numérique, des Classes à Horaires Aménagées pour le Numérique « CHAN » spécialisées dans la programmation informatique et le numérique (cf. modèle de référence, en matière musicale).
    Un partenariat avec l’éducation nationale (CLEMI, direction du numérique éducatif) et le Ministère de la culture permettrait de définir ce programme d’ouvrir, à la rentrée 2016, quelques classes expérimentales. Ces classes du Numérique, naturellement inscrite dans la réorganisation des rythmes scolaires à la manière des conservatoires de musique, pourraient permettre de s’initier, d’échanger, de découvrir des artistes, d’organiser des rencontres, de développer des compétences, de favoriser le décloisonnement des publics et des pratiques.
  • PROPOSER DES OUTILS DE VISIOCONFÉRENCE POUR ACCÉDER AUX ACTEURS PUBLICS
    Le déploiement d’outils de Visio s’accélère sans trouver en face des acteurs à rencontrer en Visio. Permettre aux acteurs publics (CAF, Pôle emploi, CPAM…) d’être présents sur ces dispositifs est un enjeux à assurer notamment en milieu rural à la fois pour réduire les déplacements mais aussi réduire le temps consacré à l’administratif… qui est souvent du temps passé à attendre les réponses.
  • UNE CARTOGRAPHIE DYNAMIQUE
    Une cartographie représentant le territoire avec les labels sur lesquels on pourrait cliquer et qui donnerait la liste des services associés

 

Vous avez un projet, vous avez des idées, des avis, maintenant vous pouvez aussi vous inscrire et participer : Consultation Médiation Numérique.fr


Quelques Explications et Définitions

La Littératie

La littératie est « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités. »
Exemple : la littératie à l’ère de l’information.

Définie dans le cadre où l’information écrite, tout comme celle transcrite numériquement, est accédée via une informatique connectée à l’internet, la littératie informationnelle constitue l’une des qualifications-clé dans la société moderne très penchée vers l’informatique.

« Ce qu’il y a de mieux en dehors de savoir quelque chose, c’est de savoir où le trouver » – Samuel Johnson

« The next best thing to knowing something, is knowing where to find it. » Cette citation de l’écrivain et savant anglais Samuel Johnson n’a rien perdu de sa vérité encore aujourd’hui.

Le terme de « littérisme » a été proposé au JO de la République française en 2005

littérisme, n.m.
Domaine : Éducation.
Définition : Capacité à lire un texte simple en le comprenant, à utiliser et à communiquer une information écrite dans la vie courante.
Note : Ce terme est l’antonyme d’« illettrisme », qui ne doit pas être confondu avec « analphabétisme ».
Équivalent étranger : literacy.

e-Inclusion

L’e-Inclusion définie par l’Europe Dans un rapport de 2005, le « groupe d’experts eEurope » réuni par la Commission européenne affirmait déjà que:

« l’e-Inclusion n’est rien d’autre que l’inclusion sociale et économique dans une société de la connaissance »

et proposait les deux définitions suivantes :

  • l’e-Inclusion désigne la participation effective des individus dans toutes les dimensions d’une société de la connaissance,
  • qui plus est, l’e-Inclusion désigne la manière dont les technologies de l’information et de la communication contribuent à développer la participation de tous à la société.

De l’e-Inclusion à l’ascenseur social numérique : En choisissant cette définition de l’e-Inclusion qui tourne résolument le dos aux approches historiques de la fracture numérique, nous entendons poursuivre un double objectif :

  • réduire les inégalités sociales et, en particulier, les cas et les risques d’exclusion sociale, en mobilisant le numérique ;
  • nous appuyer sur le numérique comme véritable levier de transformation individuelle et collective

L’e‐Inclusion doit désormais prendre un sens positif, offensif.

Le numérique peut se mettre au service d’une société plus équitable, plus juste, plus solidaire, plus participative. Pourvu que l’on en pense les conditions.


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